Archives du mot-clé : République

Le gouvernement d’Édouard Philippe a donc tranché. Les élections européennes de 2019 ne Résultat de recherche d'images pour "edouard philippe"seront plus organisées comme auparavant avec des grandes circonscriptions. Il s’agira de listes nationales présentées par les mouvements et partis politiques souhaitant avoir des représentants au Parlement Européen. La mesure fait consensus, à l’exception du parti Les Républicains qui propose un redécoupage en 13 circonscriptions régionales. ...lire la suite

Au-delà des questions économiques, qui sont centrales, un autre sujet est source de clivage dans notre pays. Personne n'a pu échapper ces dernières semaines aux débats sans fin, et souvent sans argument, autour des questions laïques. Une certaine obligation morale (je dirais même une imposition) s'est fait jour, pressante, sur la base du « Et toi, tu soutiens qui ? ». Comme souvent dans ces débats, l'obligation de choisir entre le blanc et le noir, entre le bien et le mal, tue toute possibilité d'avoir un échange éclairé, aussi virulent soit-il. Disons-le tout net : je me sens aussi éloigné politiquement et philosophiquement d'un Plenel que d'un Valls. Leur vision est, pour moi et chacun à une extrémité, la caricature même du placement hors du champ de réflexion et d'argumentation républicain. ...lire la suite

150121-calais-migrants-mutio            En parallèle à la vague bleue (foncée) qui s'annonce à l'occasion des prochaines échéances électorales, nombreux sont les sujets d'actualité qui ne manquent pas d'alarmer. Violence sociale de la direction d'Air France, sortie scandaleuse de Nadine Morano et question migratoire augurent des jours bien sombres pour le débat politique dans notre pays. Compatissants pour les forts et sans pitié contre les faibles, nos gouvernants choisissent de défendre des positions que ne renierait en rien Nicolas Sarkozy s'il était aux affaires. Avoir plus de compassion pour une chemise arrachée que pour la mise au ban sociale de 2900 personnes est une goutte d'eau dans l'océan des compromissions de cette frange de la gauche qui gouverne la France. Or, celle-ci n'a rien d'anodin. ...lire la suite

Interview de Vincent Gautronneau parue dans le Bien Public du 7 mars 2015.

 Il est à l’origine de la première marche citoyenne du 7 janvier, qui a rassemblé près de 5 000 personnes. Trois jours plus tard, Alexandre Emorine organisait la marche historique du 11 janvier. ...lire la suite

Une fois n’est pas coutume, je vais retourner à mes premières amours : la recherche scientifique. Il s’agira ici de faire un commentaire d’article paru en 2014 titré « The social consequences of conspiracism: Exposure to conspiracy theories decreases the intention to engage in politics and to reduce one’s carbon footprint ». Il s’agira d’appréhender les conséquences sociales et politiques des théories du complot. De nombreuses théories sont très développées actuellement et de nombreuses études se sont penchées sur ces cas. La recherche scientifique est très documentée sur le sujet et de nombreuses conclusions ont d’ailleurs été tirées sur le sujet. Nous pouvons par exemple observer une quantité non-négligeable d’effets associés aux croyances complotistes. Des attitudes négatives à l’égard des droits de l’homme et des libertés civiles ainsi que des attitudes racistes ont été montrées (Swami et al. 2012). Une théorie extrêmement répandue suppose que le contrôle des naissances et le SIDA représentent une forme de génocide contre les afro-américains (Bird & Bogart, 2003). La littérature montre par exemple, que l'approbationcomplot de cette théorie chez les afro-américains est associée à des attitudes négatives vis-à-vis des comportements de contraception, ayant des conséquences négatives sur la prévention des maladies et infections sexuellement transmissibles (Bogart & Thorbun, 2006). Nous pourrions étendre cette énumération à l’envi mais le but de cet article n’est pas de constituer un catalogue bibliographique. ...lire la suite

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Depuis maintenant un certain nombre d’années, les intégristes de tout poil testent et s’attaquent aux valeurs républicaines. Le paroxysme a bien évidemment été atteint lorsque des criminels se sont attaqués à un phare de la liberté d’expression et de conscience : Charlie Hebdo. Cela a été dit mille fois, mais la réaction citoyenne a été formidable dans tout le pays. Suite à claicitéela, des énergumènes se sont sentis la légitimité d’attaquer des lieux de cultes musulmans, ont montré leur islamophobie. Pensant certainement que dans cette période trouble, ces attaques seraient mieux acceptées, voire encouragées ? Ces évènements, aussi importants soient-ils, ne doivent pas avoir pour conséquence de mettre un certain nombre de problèmes sous le tapis. Celui du rapport à la laïcité dans notre pays en est un. Laïcité que nous avons déjà traitée ici et ici. ...lire la suite

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charlie amourLe drame est immense, partout des femmes et des hommes se sont levés contre cette barbarie pour crier haut et fort « Je suis Charlie ». Ce message est grand et beau, il symbolise le soutien indéfectible que chacun d’entre nous apporte aux familles des disparus, au monde de la presse et il permet aussi en quelque sorte de nous rassurer. Oui, malgré leurs convictions différentes, les français ont peur aujourd’hui, nous avons tous été touchés par cet acte inqualifiable et nous éprouvons tous de la compassion dans son étymologie première, souffrir avec. Alors que faire pour ne pas sombrer, que faire pour ne pas céder à la panique ? ...lire la suite

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Pourquoi-Debout-la-Republique-est-devenu-Debout-la-France-Parce-que-la-France-est-en-danger-selon-Laurent-JacobelliCe samedi 27 décembre sur I-Télé intervenait Laurent Jacobelli (délégué national du parti de Nicolas Dupont-Aignan), questionné par Claude Askolovitch. La première question du journaliste fut une demande d'éclaircissement : « pourquoi passer de Debout la République à Debout la France ? ». Voici ce qui est répondu par M. Jacobelli  « Aujourd'hui ce n'est plus la République qui est en danger, c'est la France, la France en tant que nation, en tant qu'entité. Et c'est pour ça qu'on a voulu envoyer cet appel aux Français : Debout la France. » La réponse peut paraître innocente, elle ne l'est malheureusement pas. Elle témoigne d'une droitisation stratégique et d'un changement de valeurs. Que l'on s'entende bien, personne au Plaidoyer Républicain ne se sent proche de feu « Debout la République » et de ses prises de positions contradictoires, tendancieuses et (trop) variées. Mais il s'y trouve quelques républicains sincères à qui l'on se doit de parler. Non pour prêcher la bonne parole, mais pour engager une discussion politique. ...lire la suite

Nous entendons parler à longueur de journée de la loi Macron comme étant une « disposition législative relative à la libération de la croissance ». Penser une seule emmanuel-macron_5020192seconde qu’une majorité de gauche ait été élue pour faire cela aux salariés est une bien mauvaise plaisanterie. Le débat se concentre sur des questions centrales au niveau de l’organisation du travail. Au premier rang de cela, les dimanches travaillés qui seront multipliés. Pierre Joxe, figure de la gauche française, pointe le fait que cela ne profitera exclusivement qu’aux grosses firmes du commerce. La conséquence immédiate étant caractérisée par une concurrence déloyale avec le commerce de proximité. Tout cela est entendu et ne souffre d’aucune contestation. Mais finalement, ce n’est pas forcément sur ce point de la loi que l’indignation qui nous anime se cristallise. Nous allons expliquer pourquoi il était couru d’avance que le Parti Socialiste, et plus particulièrement sa branche minoritaire au pouvoir, allait se vautrer dans ce qui est une attaque en règle contre les fondamentaux républicains. Comme dirait l’autre, au pays des aveugles, les borgnes sont rois. Ajoutons qu’il est une nouvelle fois pénible de dire que nous avions raison, à gauche. ...lire la suite

La situation politique de notre pays – et plus largement de notre continent – est plus qu'alarmante. Replis sur des identités religieuses ou ethniques deviennent une norme là où la république n'est pas. Ou plutôt là où elle n'est plus. Une immense partie du spectre politique, syndical et social de notre pays a abandonné toute grille de lecture républicaine des événements pour se concentrer exclusivement sur ce que Lénine appelait du « trade-unionisme » sans dimension politique véritable. Oui, la résolution de problèmes immédiats est Valmy vive la nationcentrale pour la vie des citoyens. Mais ce n'est pas une fin en soi. Il faut revenir à certains fondamentaux pour donner un objectif de fond à une action politique tournée vers l'émancipation humaine. Pour cela, il nous faut lutter contre la triangulation réalisée par les adversaires de la République. Il est donc impossible de commencer cet article sans poser comme préalable le fait que non, le FN n'est pas un parti républicain. Non, ses propositions ne rentrent pas dans le cadre du vivre ensemble à partir du moment où ils souhaitent instaurer une citoyenneté à deux vitesses, exclure de la communauté nationale toute une frange de la population et refuser l'essence même de la République Française : son universalisme. Les partisans de Marine Le Pen, ainsi que ceux de l'UMP, passent leur temps à se réclamer de la nation, à promouvoir et employer ce terme jusqu'à ce que les gens fassent irrémédiablement le lien défense de la nation = extrême-droite. Quel hold-up ! Les descendants idéologiques des émigrés de Coblence, des royalistes et des antirépublicains seraient les défenseurs du cœur politique de la République ? Impossible. Comment cette notion de nation est passée de la gauche à la droite de l'échiquier politique, et pourquoi les républicains doivent s'en ressaisir ? ...lire la suite