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bhlBernard-Henri Lévy est une personne que l’on peut qualifier d’obsessionnelle. Il n’est pas nécessaire de revenir sur les conséquences de ses actes et prises de position en Libye, ou ailleurs dans le monde. Le sujet que nous allons traiter sera celui de la situation grecque. BHL, en symbole du courant des nouveaux philosophes, a choisi de s’exprimer sur la question de la Grèce. Pour comprendre le personnage BHL, je vous incite fortement à aller consulter la vidéo d’Usul qui a fait un travail remarquable de décryptage de la pensée BHL. Animé d’un violent anti-marxisme et d’un anti-communisme primaire, c’est par ce biais que le philosophe s’est fait connaitre dans la sphère médiatique. ...lire la suite

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hollandeLes chiffres du chômage sont, une nouvelle fois et sans surprise, en hausse en France métropolitaine. Selon le gouvernement, la question de la lutte contre le chômage est l’objectif numéro 1. François Hollande lui-même a dit qu’il souhaitait être jugé sur sa capacité à faire baisser le chômage. Pôle Emploi semble être la structure centrale au cœur du dispositif des plans de lutte contre l’inactivité professionnelle. ...lire la suite

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bfmtv-porquerollesLes émissions politiques quotidiennes, notamment sur les chaînes d’information en continu, représentent un prêt à penser politique. Il n’y a malheureusement pas la place au débat contradictoire, ce sont souvent les mêmes intervenants qui sont invités, et lorsqu’une musique différente est jouée, les personnes se retrouvent vite seules pour défendre leur point de vue. Nous constatons également que des présentateurs font surtout office d’agent de la pensée, souvent libérale qui plus est.

L’affaire qui mérite d’être expliquée aujourd’hui est une séquence passée en direct dans l’émission BFM Story, animée par Olivier Truchot. Les deux invités du lundi 29 juin 2015 étaient Philippe Dessertine et Jacques Généreux. Le sujet sur lequel les protagonistes étaient invités à réagir concernait la Grèce, le référendum proposé par Alexis Tsipras et une éventualité de sortie de la Grèce de l’Eurogroup.

truchotJacques Généreux a tenté de développer son propos en étant sans cesse coupé, afin de défendre l’idée que l’appel au vote populaire est une solution honorable de sortie de crise. Bien sur, ce n’était pas l’avis du très libéral Dessertine et encore moins d’Olivier Truchot. Jacques Généreux a pointé le fait que si le gouvernement Tsipras chutait, ce ne seraient pas des individus très recommandables qui risquaient d’arriver au pouvoir. Commentaire de Truchot : « Syriza est allié au parlement avec les Nazis grecs ». Pas de possibilité pour dénoncer cette désinformation éhontée, et le tour est joué.

Non, Syriza n’est en aucun cas allié avec Aube Dorée. Il y a une alliance avec le Parti ANEL, parti qui depuis le début s’est toujours opposé aux politiques d’austérité et aux mémorandums. Parti souverainiste ? Oui. Parti de droite ? Oui. Or, le système politique grec fait que c’est Syriza qui donne la ligne politique du pays. De plus, les partis de gouvernement se sont mis d’accord non pas sur tout un programme (certains points étant inconciliables entre eux), mais sur une base à minima de sortie de la crise humanitaire et de retour à la souveraineté du peuple grec. Mais ça, personne (ou presque) n’en parle dans les médias français. Nous payons une redevance pour être désinformés. Olivier Truchot est par conséquent un imposteur qui ne devrait pas être considéré comme journaliste. Ce n’est qu’un propagandiste libéral et populiste patenté, qui devrait s’annoncer comme tel.

Arnaud GUVENATAM

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Le projet de loi relatif au renseignement va être présenté aux parlementaires à partir du 13 avril prochain. Envisagé depuis des mois, il est aujourd'hui présenté comme la réponse gouvernementale aux attentats du mois de janvier. Le député PS Jean-Jacques Urvoas, rapporteur du texte, précise pour sa part que ce texte vise à « légaliser les activités de renseignement ». Or, les dispositions contenues dans ce projet du gouvernement résument un état d'esprit qui n'est vraiment pas « Charlie » ou « 11-janvier ». ...lire la suite

On en entend des vertes et des pas mûres sur les professeurs des écoles et du secondaire. Pêle-mêle, ce sont les vacances trop nombreuses qui sont dénoncées, ou encore les méthodes pédagogiques qui ne vont pas et que l’on change tous les quatre matins. Bref, l’école va mal, et de l’avis général, les instituteurs et les professeurs seraient les principaux fossoyeurs de la décadence de l’éducation nationale.

prof-vacancesÉvacuons très rapidement la question des vacances. Non, les professeurs ne sont pas des fainéants de fonctionnaires. Bien sûr, les individus tenant ce genre de discours tout fait ne se sont jamais retrouvés devant une classe avec la mission de transmettre la connaissance à tous, ou tout du moins au plus grand nombre. La réponse classique est que les profs ne sont devant leur classe qu’entre 15 et 18 heures par semaine. C’est occulter que les deux-tiers du travail n’est pas ici mentionné. Parce qu’entre les préparations de cours, l’organisation quasi-militaire pour être prêt, les heures de préparation d’évaluations et leurs corrections, c’est tout un pan du métier d’enseignant qui passe sous les radars des gens-qui-ont-des-avis-sur-tout-et-en-toute-circonstance. ...lire la suite

00FA000005774986-photo-touche-pas-a-mon-netLe projet de loi relatif au renseignement va être présenté aux parlementaires à partir du 13 avril prochain. Cette loi arrive, c'est en tout cas ce que nous disent les gouvernants, comme la réponse gouvernementale aux attentats du mois de janvier. Sans toujours préciser, bien entendu, que ce texte était « dans les cartons » depuis plusieurs mois. Le rapporteur de ce texte, le député PS Jean-Jacques Urvoas (l'un des fidèles de Manuel Valls, cela va sans dire), précise pour sa part que ce texte vise à « légaliser les activités de renseignement »… Rendre légale une pratique déjà courante donc. Et ce serait vu comme un progrès ! Commençons déjà par nous poser la question du bien-fondé d'actions illégales de la part des services de renseignement. Si même les tenants de la Loi se mettent à ne pas la respecter, c'est qu'il y a un gros problème. Le Premier Ministre, d'habitude si prompt à disserter sur l'ordre, le respect des lois et de la République, se trouve maintenant dans une position où il en vient à défendre des personnes qui, techniquement, contreviennent aux textes législatifs. Mais cette loi, que contient-elle ? Pourquoi arrive-t-elle à faire l'unanimité contre elle de la part des défenseurs des libertés fondamentales ? Allons faire un tour dans les fils, les micros, les boites noires et autres données de connexion pour apercevoir les énormes problèmes posés. ...lire la suite

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La période électorale actuelle charrie son lot de tracts, prospectus et autre propagande politique dans nos boîtes aux lettres. Elle est censée être le moment où, si vous ne vous intéressez pas quotidiennement à la politique, vous comparez les programmes et les candidats, pour faire votre choix au moment du vote. Un grand moment démocratique donc. Malheureusement, tout le monde n'a pas cet esprit. Tout le monde ne cherche pas à avoir un débat sain. Certains profitent plutôt de l'instant électoral pour propager des peurs imaginaires pour faire voter en leur faveur. Vous les aurez reconnu, c'est le Front National. Dijon en a été le témoin malheureux.  ...lire la suite

Dans son édition du 28 février 2015, le Bien Public a consacré une double page sur la question du prix et la Délégation de Service Public (DSP) de l’eau dans l’agglomération dijonnaise. Commençons tout d’abord par apporter des précisions sur les propos que nous avons pu tenir. La question du retour en régie nous apparait comme résumé, et ne tenant pas toujours compte des subtilités que nous avions pourtant apportées. Il est nécessaire de le repréciser pour la bonne compréhension du sujet. ...lire la suite

Interview de Vincent Gautronneau parue dans le Bien Public du 7 mars 2015.

 Il est à l’origine de la première marche citoyenne du 7 janvier, qui a rassemblé près de 5 000 personnes. Trois jours plus tard, Alexandre Emorine organisait la marche historique du 11 janvier. ...lire la suite

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eauLa situation de la Délégation de Service Public (DSP) de l’eau à Dijon est une question épineuse et opaque depuis trop longtemps. Cela dure depuis 1991, lorsque le maire RPR Robert Poujade a signé une DSP avec Suez-La Lyonnaise des Eaux. L’eau était gérée en régie publique mais la décision a été prise de déléguer ce service. Lors du changement de majorité en 2001 François Rebsamen, ayant pourtant fait campagne pour le maintien en régie publique, n’est pas revenu dessus. Pire, il a signé un renouvellement de contrat en 2011, le contrat ayant cours jusqu’en 2021. Voici la (longue) histoire d’une association de citoyens cherchant à exercer ses droits et à porter le débat sur la place publique. ...lire la suite