Grèce : chronique de la désinformation médiatique

bfmtv-porquerollesLes émissions politiques quotidiennes, notamment sur les chaînes d’information en continu, représentent un prêt à penser politique. Il n’y a malheureusement pas la place au débat contradictoire, ce sont souvent les mêmes intervenants qui sont invités, et lorsqu’une musique différente est jouée, les personnes se retrouvent vite seules pour défendre leur point de vue. Nous constatons également que des présentateurs font surtout office d’agent de la pensée, souvent libérale qui plus est.

L’affaire qui mérite d’être expliquée aujourd’hui est une séquence passée en direct dans l’émission BFM Story, animée par Olivier Truchot. Les deux invités du lundi 29 juin 2015 étaient Philippe Dessertine et Jacques Généreux. Le sujet sur lequel les protagonistes étaient invités à réagir concernait la Grèce, le référendum proposé par Alexis Tsipras et une éventualité de sortie de la Grèce de l’Eurogroup.

truchotJacques Généreux a tenté de développer son propos en étant sans cesse coupé, afin de défendre l’idée que l’appel au vote populaire est une solution honorable de sortie de crise. Bien sur, ce n’était pas l’avis du très libéral Dessertine et encore moins d’Olivier Truchot. Jacques Généreux a pointé le fait que si le gouvernement Tsipras chutait, ce ne seraient pas des individus très recommandables qui risquaient d’arriver au pouvoir. Commentaire de Truchot : « Syriza est allié au parlement avec les Nazis grecs ». Pas de possibilité pour dénoncer cette désinformation éhontée, et le tour est joué.

Non, Syriza n’est en aucun cas allié avec Aube Dorée. Il y a une alliance avec le Parti ANEL, parti qui depuis le début s’est toujours opposé aux politiques d’austérité et aux mémorandums. Parti souverainiste ? Oui. Parti de droite ? Oui. Or, le système politique grec fait que c’est Syriza qui donne la ligne politique du pays. De plus, les partis de gouvernement se sont mis d’accord non pas sur tout un programme (certains points étant inconciliables entre eux), mais sur une base à minima de sortie de la crise humanitaire et de retour à la souveraineté du peuple grec. Mais ça, personne (ou presque) n’en parle dans les médias français. Nous payons une redevance pour être désinformés. Olivier Truchot est par conséquent un imposteur qui ne devrait pas être considéré comme journaliste. Ce n’est qu’un propagandiste libéral et populiste patenté, qui devrait s’annoncer comme tel.

Arnaud GUVENATAM

3 pensées sur “Grèce : chronique de la désinformation médiatique

  1. Truchot confond volontairement ANEL avec Aube dorée.

    Ce triste sire sévit tous les matins de 10 à 13h sur RMC. A ce moment-là, c'est un autre triste sire qui prend le relais jusqu'à 14h : Eric Brunet.

    RMC, la radio de la pensée ultra-libérale.

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    1. Plaidoyer Républicain

      Auteur de l'article

      En effet, ça leur permet de boucler la boucle : "extrême-gauche" ( ce que n'est pas Syriza d'ailleurs) = extrême-droite et nazis...

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  2. marco

    guignol ce truchot, pensée unique, militant a fond du ps, tente par tous les moyens de sauver sa place
    Pas objectif du tout, enfin comme tous les journalistes minables qui veulent faire passer leur propre message plutôt que de faire un interview honnête
    enfin nous n'avons que ce que nous meritons depuis pliueurs années

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